Après Bernard chanteur, Bernard chef d’entreprise, Bernard ministre, Bernard footeux et condamné, Bernard comédien, voici Bernard patron de presse ? Ce n’est pas par amour des journaux que Bernard Tapie souhaite s’allier à Hersant médias ; derrière le papier (La Provence) il y a évidemment la mairie de Marseille. Aux dernières nouvelles, son offre ne serait plus viable, grâce à la proposition de dernière minute du groupe belge Rossel. Souhaitons que celui-ci l’emporte. Tapie patron de presse, c’est confier au renard les clés du poulailler. On en frémit d’avance.
Quant à Berlusconi, ce n’est pas l’intérêt supérieur de l’Italie qui le motive. Il ne devrait pas hésiter à détruire le travail difficile que Mario Monti a fait, par démagogie. Pourquoi ? Pour retrouver au plus vite une immunité parlementaire, bien sûr, qui le mettra à l’abri d’une justice qui se rapproche de lui dangereusement. Si ce consommateur de prostituées et de soirées « Bunga Bunga » devait être réélu, ce serait vraiment à désespérer des peuples et de la démocratie. Espérons que les Italiens nous éviteront cette disgrâce.
C'est un blog qui traite de l'actualité sous toutes ses formes, politique, économique, sociale, culturelle, cosmique, anecdotique, pittoresque, avec une triple garantie : orthographe impeccable, grammaire irréprochable, très peu d'anglicismes.
lundi 10 décembre 2012
jeudi 6 décembre 2012
Le sperme made in France en danger
Une récente étude scientifique nous alerte : sur une période de 17 ans (1989-2005), le nombre de spermatozoïdes dans la semence d’un mâle français de 35 ans est passé de 73,6 millions/ml à 49,9 millions/ml ! Les scientifiques citent plusieurs raisons, notamment environnementales (perturbateurs endocriniens). D’autres recherches moins récentes avaient évoqué le port de slips Kangourou trop serrés, comprimant les testicules (on a soupçonné un temps le lobby des caleçons de manipulation).
Mais il y a peut-être d’autres raisons à cette débandade : quand on feuillette la plupart des magazines de mode, les filles photographiées n’ont plus ni seins ni fesses, deux appas dont on connaît le fort impact auprès des hommes. Plusieurs années de vision de ces femmes dépossédées de leurs attraits par les diktats des couturiers ont pu avoir un effet plus profond que d’exciter des féministes déjà furieuses.
Heureusement, l’OMS rappelle que le sperme français reste bien au-dessus de la norme de fertilité admise (supérieure à 15 millions/ml). Nous n’avons donc pas à redouter l’extinction prochaine du peuple le plus... spirituel de la Terre, selon la célèbre formule.
Mais il y a peut-être d’autres raisons à cette débandade : quand on feuillette la plupart des magazines de mode, les filles photographiées n’ont plus ni seins ni fesses, deux appas dont on connaît le fort impact auprès des hommes. Plusieurs années de vision de ces femmes dépossédées de leurs attraits par les diktats des couturiers ont pu avoir un effet plus profond que d’exciter des féministes déjà furieuses.
Heureusement, l’OMS rappelle que le sperme français reste bien au-dessus de la norme de fertilité admise (supérieure à 15 millions/ml). Nous n’avons donc pas à redouter l’extinction prochaine du peuple le plus... spirituel de la Terre, selon la célèbre formule.
Vols de nuit
La compagnie aérienne australienne Qantas vient d’annoncer qu’elle retirait son offre d’accès Wi-Fi à bord de ses avions ; seuls 5% des passagers utilisaient le service. Pourquoi ? Parce que beaucoup de vols Qantas se déroulent de nuit, et que la nuit... les gens dorment, plutôt que d’utiliser Internet. Ce phénomène, que l’on peut observer partout où il fait nuit sur la planète, est donc valable aussi dans les airs. Qantas l’avait oublié ; la nature le lui rappelle. Bonne nuit.
dimanche 2 décembre 2012
Les Nouvelles Tripes
Novembre, qui vient de laisser la place à... décembre, je vois que vous suivez, était le mois de la Toussaint, de l’Armistice, de la photographie, de la Journée mondiale des toilettes et... des produits tripiers (le rapprochement est tout à fait fortuit). Chaque année désormais, novembre est le mois choisi par les professionnels de la profession tripière pour nous faire découvrir ou redécouvrir ces produits qui, selon le site Internet qui leur est consacré, sont « les stars du quotidien ». Tripes, rognons, langue, queue, panse, ris et autres abats se disputent donc le hit parade de nos tables ; un livre intitulé « Beurk ! C’est bon ! » est censé nous redonner de l’appétit pour lesdits produits, avec un texte de promotion qui commence par « Les tripes, c’est chic ! ». À Paris, le « Tripes Truck » a proposé aux habitants des dégustations gratuites dans plusieurs quartiers. On voit donc que l’imaginaire inspiré par ces abats est sans limites, et que nous devrions bénéficier dans le futur de nombreuses autres campagnes de promotions inoubliables.
samedi 1 décembre 2012
Florange : tout ça pour ça
Après s’être frappé la poitrine comme le roi de la jungle en affirmant pouvoir faire plier le roi de l’acier, notre héraut du Redressement productif a dû, de son propre aveu, se courber devant l’Élysée et Matignon. Le repreneur annoncé a fait long feu ; la nationalisation s’est évaporée ; les 400 millions sont devenus 180, et l’investisseur providentiel est... Lakshmi Mittal.
Bilan : l’annonce d’une nationalisation a inquiété les investisseurs internationaux jusqu’à Hong Kong, le bras de... fer avec Mittal a été perdu, les promesses faites aux salariés ne seront pas tenues. Il y a un mot pour ce genre de résultat : le fiasco.
On peut toujours espérer que les politiques tirent des enseignements de ce genre de pitoyable pantalonnade. Mais quand on regarde le bilan des derniers six mois du ministre du Redressement productif, qui répète en boucle la séquence annonces tonitruantes (voire mensongères), fanfaronnades tartarines, rétropédalage et propos nettement plus mesurés voire contradictoires avec les précédents, on a l’impression que l’amnésie le frappe à chaque fin de cycle. Il y a un remède à cette maladie chronique : la démission.
Bilan : l’annonce d’une nationalisation a inquiété les investisseurs internationaux jusqu’à Hong Kong, le bras de... fer avec Mittal a été perdu, les promesses faites aux salariés ne seront pas tenues. Il y a un mot pour ce genre de résultat : le fiasco.
On peut toujours espérer que les politiques tirent des enseignements de ce genre de pitoyable pantalonnade. Mais quand on regarde le bilan des derniers six mois du ministre du Redressement productif, qui répète en boucle la séquence annonces tonitruantes (voire mensongères), fanfaronnades tartarines, rétropédalage et propos nettement plus mesurés voire contradictoires avec les précédents, on a l’impression que l’amnésie le frappe à chaque fin de cycle. Il y a un remède à cette maladie chronique : la démission.
samedi 24 novembre 2012
Le triple A tient bon
Bercy nous communique : toutes les piles AAA en vente sur le territoire national n'ont pas perdu leur triple "A". Les Français peuvent donc continuer à les acheter en toute confiance. Une preuve supplémentaire de la solidité de notre économie.
La fuite à Bordeaux
On sait aujourd'hui ce que Nicolas Sarkozy a dit au juge Gentil lors de son audition : grâce à une fuite opportune, le journal "Sud-Ouest" s'en fait largement l'écho. Une fois de plus, le secret de l'instruction est totalement bafoué. On attend les mesures fermes contre cette infraction que va prendre madame le ministre de la Justice, qui a bien insisté sur le caractère moral et irréprochable qu'elle entendait donner à son action.
Les poilus de la BCE
Le Conseil européen a tranché : Yves Mersch fait son entrée au directoire de la Banque centrale européenne. Ce moustachu luxembourgeois a été nommé contre l’avis du Parlement européen, qui avait souhaité qu’une femme soit désignée. Les 6 membres du directoire et les 17 banquiers centraux représentant le Conseil des gouverneurs seront donc tous de sexe masculin. On sait que la finance est un milieu plutôt misogyne, où les qualités viriles sont glorifiées et encouragées. Mais il est regrettable de constater que les femmes comptent pour rien à la BCE, et que l’avis du Parlement élu compte pour du beurre.
Dallas à Paris
À la fin d’une semaine où le trio Copé-Fillon-Juppé nous a offert un épisode quotidien d’une ahurissante série télévisée, c’est le méchant emblématique mondialement célèbre, Larry Hagman, J.R., qui tire sa révérence. La coïncidence ironique est trop frappante pour ne pas être notée. Un scénariste qui aurait proposé le déroulé exact de ce qui s’est passé cette semaine à l’UMP aurait sans doute vu son projet refusé pour un manque total de crédibilité. Une fois de plus, la réalité (pitoyable) dépasse totalement toute fiction.
P.S. La politique peut être passionnante à la télévision : je vous conseille de regarder sur Arte la formidable série "Borgen", qui nous vient du Danemark.
P.S. La politique peut être passionnante à la télévision : je vous conseille de regarder sur Arte la formidable série "Borgen", qui nous vient du Danemark.
jeudi 22 novembre 2012
Un jeudi à Bordeaux
Les médias ont passé la journée à faire des points réguliers sur l’audition à Bordeaux de Nicolas Sarkozy par le juge Gentil, qui parait-il ne l’est pas. Au soir de ce jeudi 22 novembre, on peut résumer les informations à ceci : on ne l’a pas vu entrer, on l’a à peine vu sortir, et on ne sait pas ce qui s’est dit. On sait seulement que l’ex-président a désormais le statut de témoin assisté dans cette affaire Bettencourt. Un exemple éclatant de la façon dont fonctionnent les médias : s’il n’y a pas de nouvelles, on fabrique de pseudo-infos pour occuper l’antenne et faire croire au public qu’il est efficacement informé, minute par minute. Et maintenant, une page de publicité.
Les élites à bonne école
Rémunérations extravagantes, primes conséquentes distribuées selon des critères opaques, enseignants payés en heures supplémentaires pour des horaires normaux, frais d’inscription très élevés, logements de fonction attribués de façon irrégulière, autoritarisme de certains membres du conseil d’administration, refus de la transparence, tout cela se passe dans la grande école qui est chargée de former les futures élites à... la bonne gouvernance des institutions publiques : Sciences Po. On comprend mieux le comportement arrogant, condescendant et désinvolte vis-à-vis de l’argent public de nos dirigeants présents et passés : ils ont été à bonne école. Interrogé par les médias, Jean-Claude Casanova, l’un des dirigeants de Sciences Po, a daigné répondre qu’il n’entrerait pas dans les détails de cette affaire, qui sont « trop techniques », et que le problème était en voie de règlement. La langue de bois et l’enfumage font aussi partie des matières enseignées.
lundi 19 novembre 2012
Crises à gogo
Le PSG est en crise, l’UMP aussi. L’Eurozone est en crise, l’automobile aussi (sauf les Allemands, évidemment). La société est en crise, avec les polémiques sur le mariage homosexuel et le droit de vote aux étrangers. Le couple est en crise, avec la séparation ce week-end de Mme Audrey et de M. Arnaud, annoncée par la dame dans l’indifférence générale, tous les médias étant braqués sur le vaudeville umpéen. Ce qu’il nous faudrait d’urgence, en fait, c’est une bonne crise de rire, pour nous changer les idées et nous apporter un peu de légèreté. Mais le comique aussi est en crise, avec tous ces humoristes qui ont envahi les télés et les radios, et qui ont un point commun : ils ne sont pas drôles.
samedi 27 octobre 2012
Air France : les seniors prennent un coup de vieux
Jusqu’à une date récente, quand on réservait un vol sur le site Internet Air France, on était senior à partir de 60 ans, et on bénéficiait de quelques petits avantages : prix un peu moins chers (parfois), possibilité de modifier ou d’annuler son vol, etc. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas : l’âge de la « seniorité » commence désormais à 65 ans. De quoi procurer de menues économies à une compagnie qui a trop longtemps vécu au dessus de ses moyens, et que la réalité rattrape. Certains cabinets de « coaching » vous disent que désormais, on est senior à 50 ans ; quand on travaille, peut-être, mais quand on prend l’air, il faut être un peu plus patient.
Lendemains de grève
Apparemment la grève n’a pas fait recette, sur les rails ou sur les pistes. Peu de perturbations, peu de retards, peu de grévistes. Peut-être que lesdits grévistes sont justement partis en vacances dans ces mêmes trains et ces mêmes avions, les vacances de la Toussaint durant désormais 14 jours et non plus 10. Le temps de prendre des forces pour les choses vraiment sérieuses : les fêtes de fin d’année.
vendredi 26 octobre 2012
Jours de grève
Enfin. Depuis le retour de la Gauche au pouvoir, on avait l’impression que la grève devenait désormais inutile, puisque les lendemains allaient chanter pour tous les travailleurs. C’était sans compter avec la SNCF, l’un des deux fournisseurs officiels d’arrêts de travail, l’autre étant l’Éducation nationale. Les départs en vacances de la Toussaint offraient donc une excellente occasion pour une « journée d’action et de revendications », selon l’inoxydable formule consacrée. Ceux dont l’emploi est garanti à vie, qui partent à la retraite vers 55-57 ans et dont lesdites retraites puisent dans les autres caisses pour se maintenir à flot veulent défendre « le service public à la française », c’est-à-dire avant tout des privilèges dont ne bénéficie plus le secteur privé.
Aujourd’hui, c’est Air France qui reprend le flambeau, une compagnie aérienne dont les salariés sont parmi les mieux rémunérés d’Europe. La direction de la compagnie annonce que tous les vols sont maintenus, mais que des retards sont à craindre. De quoi pousser encore un peu plus de passagers vers les compagnies à bas coût, où la grève est rare.
Bref, foutoir dans les gares, foutoir dans les aérogares. Ce sont les vacances à la française.
Aujourd’hui, c’est Air France qui reprend le flambeau, une compagnie aérienne dont les salariés sont parmi les mieux rémunérés d’Europe. La direction de la compagnie annonce que tous les vols sont maintenus, mais que des retards sont à craindre. De quoi pousser encore un peu plus de passagers vers les compagnies à bas coût, où la grève est rare.
Bref, foutoir dans les gares, foutoir dans les aérogares. Ce sont les vacances à la française.
samedi 20 octobre 2012
Un sommet européen allemand
Pour ceux qui n'auraient pas eu le temps de lire, je peux vous résumer le résultat du sommet européen : c'est l'Allemagne qui a gagné à la fin*. La supervision des banques européennes par la BCE n'entrera en vigueur qu'au début de 2014, c'est-à-dire APRÈS les élections allemandes de l'automne 2013. Les discours de victoire en France ne doivent abuser personne, et le fait que cela recule encore la sortie de crise n'est pas un problème pour Cruella Merkel, parce que son pays se porte nettement mieux que tous les autres. Les échéances électorales priment sur l'intérêt européen : charité bien ordonnée... est aussi un proverbe allemand.
*Selon la célèbre formule de Gary Lineker, légendaire footballeur anglais : "le football est un sport qui se joue avec deux équipes de 11 joueurs, et à la fin c'est l'Allemagne qui gagne" (valable dans les années 80).
*Selon la célèbre formule de Gary Lineker, légendaire footballeur anglais : "le football est un sport qui se joue avec deux équipes de 11 joueurs, et à la fin c'est l'Allemagne qui gagne" (valable dans les années 80).
mercredi 17 octobre 2012
France-Espagne : victoire par match nul
Ouf ! Les Bleus l’ont échappé belle, eux qui manifestaient, avant ce match redouté, une peur de la même couleur que leur maillot. L’heureuse surprise du résultat a entraîné chez la plupart des commentateurs français une euphorie qui les a amenés à utiliser le mot victoire, tant ce match nul était inespéré. Le plus étonnant est qu’en Espagne, on parle de sérieux revers, à propos de ce même match nul, et on vilipende l’équipe nationale, la « Roja », pour n’avoir pas su s’imposer face aux Bleus. Décidément, ce match n’était nul pour personne.
François Hollande près de la sortie
« Nous sommes tout près de sortir de la crise de la zone Euro », déclare le président de la République dans un entretien au Monde et à plusieurs journaux européens, et c’est « grâce aux mesures prises lors du sommet de l’Europe au mois de juin » (on peut rappeler toutefois que ces mesures ne sont pas encore entrées en action). Le problème est que François Hollande est bien le seul à voir s’approcher la sortie du tunnel : les autres dirigeants de l’Europe et la plupart des instituts de prévisions pensent que la sortie de crise est encore loin, et que les efforts doivent être poursuivis. Sans doute ne connaissent-ils pas l’un des génies français que le monde entier nous envie : le bon Docteur Coué, inventeur de la méthode du même nom. Mais peu importe : tôt ou tard, François Hollande finira par avoir raison. Il suffit d’être patient.
mercredi 5 septembre 2012
La succession de Solférino
Avant de regagner ses terres du Nord, la duchesse d’Aubry daignera nous indiquer avant le 12 septembre le nom de son successeur à l’Hôtel Solférino. Le choix devrait se faire entre le marquis de Désir et le comte de Cambadélis, deux gentilshommes ayant fait clairement allégeance à la duchesse. En coulisses, les gens des différentes coteries manœuvrent intensément pour ravir les places les plus convoitées au Grand Conseil des Influents. Les manants disséminés un peu partout en France ont manifesté leur courroux vis-à-vis de ce processus trop absolutiste à leur goût. Mais tout cela ne compte pas : ceux qui ont les pieds dans la tourbe n’ont jamais voix au chapitre.
mardi 4 septembre 2012
Une rentrée anormale
C’est aujourd’hui la rentrée des classes, et aucun syndicat d’enseignants n’a encore appelé à la grève ! Que se passe-t-il ? Ont-ils oublié de revenir de la plage ? Les quelques recrutements effectués par M. Peillon ont-ils endormi les responsables syndicaux ? Cette rentrée sans grève est très perturbante pour le reste de la population, qui avait déjà prévu de « poser » une ou plusieurs RTT pour pouvoir garder les enfants jetés à la rue par les grévistes. Heureusement, Bernard Thibault s’est dévoué et appelle le monde du travail (sauf les patrons, bien sûr) à une grande journée de mobilisation le 9 octobre. On respire. La normalité reprend ses droits. Il y a aussi la énième réforme de l’éducation qui devrait être lancée prochainement, et qui sera sans doute aussi efficace que la bonne douzaine d’autres qui l’ont précédé. Normal.
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