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jeudi 22 novembre 2012

Un jeudi à Bordeaux

Les médias ont passé la journée à faire des points réguliers sur l’audition à Bordeaux de Nicolas Sarkozy par le juge Gentil, qui parait-il ne l’est pas. Au soir de ce jeudi 22 novembre, on peut résumer les informations à ceci : on ne l’a pas vu entrer, on l’a à peine vu sortir, et on ne sait pas ce qui s’est dit. On sait seulement que l’ex-président a désormais le statut de témoin assisté dans cette affaire Bettencourt. Un exemple éclatant de la façon dont fonctionnent les médias : s’il n’y a pas de nouvelles, on fabrique de pseudo-infos pour occuper l’antenne et faire croire au public qu’il est efficacement informé, minute par minute. Et maintenant, une page de publicité.

mercredi 2 mai 2012

L'heure du choix

À l'aube du second tour, les grands esprits de notre temps font part aux Français de leurs intentions de vote, pour les éclairer dans leur choix. Mickaël Vendetta a déjà annoncé son intention de voter pour Nicolas Sarkozy. Aujourd'hui, c'est Patrick Sébastien qui annonce sa préférence : ce sera François Hollande. Quant à Johnny Hallyday, il a renoncé à faire part de son choix, et aucun footballeur ne s'est encore prononcé. Ces avis autorisés nous manqueront cruellement dimanche prochain, dans l'isoloir, pour faire notre choix.

lundi 10 octobre 2011

Excellente réunion

Le résultat de la dernière réunion hier 9 octobre entre Nicolas Sarkozy et Angela Merkel peut se résumer à ceci : ils se sont mis d'accord pour déclarer qu'ils sont d'accord sur le principe d'une recapitalisation des banques européennes. Reste à régler les "détails", c'est-à-dire tout. L'Europe a encore fait un grand pas en avant hier.

lundi 3 octobre 2011

Borloo jette l'éponge

Donc, le capitaine Borloo n’ira pas à la bataille. Manque de troupes, manque de soutiens. C’est peut-être son ange gardien qui lui a soufflé cette sage décision (oui, les anges existent, c’est officiel, après la déclaration solennelle faite hier par Benoît XVI). Dans sa forteresse de l’Élysée, le général Sarkozy, ce Bonaparte de Neuilly, jubile : il ne devrait pas être trop difficile de récupérer le grand enfant prodigue. Au centre, par contre, on fait grise mine. On se retrouve un peu démuni, et ce n’est pas le lieutenant Morin, un peu falot, qui sera capable de reprendre le flambeau. Au centre du centre, le commandant Bayrou doit se frotter les mains, le terrain se dégage, une éclaircie se profile, sa cote va remonter. À gauche, il serait bon de commencer à se méfier : la candidature unique à droite se profile, ce qui contribue à agiter l’abominable spectre du 21 avril 2002 (pour ceux qui étaient en hibernation à l’époque : pas de Gauche au second tour). Les sondeurs doivent en ce moment-même nous sonder à tour de bras, pour nous annoncer officiellement ce que pensent les Français (c’est-à-dire nous) de cette nouvelle configuration.
Morale de l’histoire : rien n’est jamais joué tant que les jeux ne sont pas faits.

dimanche 2 octobre 2011

La morale et la modestie, valeurs en hausse ?

La semaine dernière, Nicolas Sarkozy a déclaré que la droite « perdrait avec dignité » la présidence du Sénat, en évitant les tractations sordides. Hier, Jean-Pierre Bel, nouveau président PS du Sénat, déclarait vouloir une présidence sous le signe (entre autres) de la modestie. Cette vertu serait la bienvenue au Palais du Luxembourg, compte tenu du train de vie mené par les principaux dirigeants de la Haute Assemblée (mon post « un train de vie de sénateur », ci-dessous). Associée à un peu de frugalité, cette modestie pourrait changer pas mal de choses, si elle est réellement pratiquée. Ces deux faits ne sont bien sûr que deux bouchons de liège dans un océan de cynisme. Mais on peut toujours espérer ; tout n'est pas noir.

mardi 27 septembre 2011

Un peu de correction

À propos du Sénat, le président de la République déclare aujourd'hui qu'il faut savoir "perdre dans la dignité", ce qui tendrait à infirmer mon post d'hier à propos des tractations éventuelles pour sauver le siège de Gérard Larcher. C'est une position qui l'honore, et qui mérite d'être saluée.

vendredi 19 août 2011

Mauvais théâtre

À voir la réaction des marchés boursiers hier et aujourd’hui, le petit théâtre Sarkozy-Merkel de mardi a fait long feu. Les marchés ont une capacité que n’a pas le bon peuple, face à ce genre de simagrée : celui de réagir en moins de 24 h et de montrer clairement ce qu’ils pensent de ce qu’ils ont vu. Avec les dégâts collatéraux réels ou à venir sur l’économie. Quand les politiques vont-ils « percuter » et passer enfin des paroles aux actes, et des demi-mesures aux décisions fortes et courageuses ? Le temps presse, les choix se réduisent, plus on tergiverse, plus la facture sera lourde. Qui croyez-vous qui va la payer ?